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OÙ EST MA LOGIQUE?
Tenir compte des raisons des autres et réfuter en connaissance de cause.

Benoît 16 et le sida.
«On ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs: au contraire, cela risque d'augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement: le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau ... une nouvelle façon de se comporter l'un envers l'autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels

1. Point de vue strictement personnel bien que ce fût une déclaration à des journalistes lors d'un voyage officiel en Afrique.
2. Ignorance de la dimension mondiale du fléau comme de ses répercussions sur la santé dans les familles.
3. Préjugé religieux. La chasteté est surnaturelle.
4. Respect de la vérité révélée. Le Créateur est présent dans toute étincelle de vie et le condom empêche l'acte de fécondation.

Opter pour un des distracteurs ou commenter son hésitation ci-dessous. On reçoit aussitôt notre opinion. Une réponse plus personnelle est possible éventuellement.

Réponse:
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Réflexion d'hier

L'un l'autre est une expression d'échange. L'autre s'y trouve opposé à l'un, qui est le premier pris au hasard. L'autre n'est pas seulement le second mais aussi bien un troisième, s'il s'en trouve, ou davantage. Tous seraient d'autres mais l'un déjà était n'importe lequel. L'expression vise donc un échange quels qu'en soient les termes.
   Maintenant, l'Un, ce qui est unique, «l'unicité» des philosophes, est-ce pareil: n'importe lequel des éléments d'un ensemble et pas le reste, les autres, qui bénéficient eux de «l'altérité»?

1. Forcément. L'article indéfini garde son sens même sous la forme d'un substantif. C'est son emploi qui diffère (non plus l'actualisation mais le nom d'une qualité).
2. Pour Zénon, Parménide ou Xénophane (les Éléates), l'être dans sa multiplicité est une apparence et c'est seulement dans l'unité qu'il est réel. «L'un est tout», il n'y a rien d'autre. C'est l'ontologie: étude de ce qui est.
3. Même si l'Un inclut tout ce qui est (l'univers) et qu'il n'y a rien d'autre, cette altérité est nécessaire comme idée pour être niée. Les idées sont distinctes l’une de l’autre, souvent en opposition. Et elles sont universelles!
4. La pensée est un mouvement qui va de l'immédiat à l'essentiel en passant par le perçu analysé. L'unicité est un concept, l'être aussi. La vérité est à acquérir pour soi, même si on suppose qu'elle existe en soi.

Notre proposition de corrigé.
DÉLIBÉRATION sur le choix 1. La grammaire peut bien épouser la pensée, elle reste du côté du signifiant.
2. L'ontologie est du côté du signifié mais va jusqu'à y inscrire le référent (ce dont il s'agit). L'argument ontologique vaut ce qu'il vaut.
3. La pensée inclut tout: l'être et elle-même. Elle est donc plus universelle que lui. L'être pourtant doit inclure la pensée sans quoi elle ne serait pas. Bizarre qu'elles ne coïncident pas...
4. La difficulté sera toujours de comprendre l'autre. Et dans la pensée, de comprendre que les autres ne comprennent pas.
OPINION Tous les distracteurs sont vrais. Alors, aucun ne l'est exclusivement. On peut trouver qu'il y a une sorte de gradation mais le 4e est un peu hégélien.
RAISONNEMENT Toute partie est totale en ce sens que sa définition (et elle ne peut pas être une partie si elle n'est pas connue comme telle) implique structuralement tout le reste du système auquel elle appartient, et de là, tous les autres systèmes et donc la totalité (sauf ce qui n'est pas, donc il ne manque rien).
ANTITHÈSE Seule la totalité est une, et donc indivisible, ce qui ne se comprend que si elle est l'origine indéterminée des libertés (leur absoluité précisément); elle est aussi la fin qu'elles peuvent se proposer (pour autant qu'elles ne se contentent pas de ce qu'elles ont ou sont, croient-elles, déjà).

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