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Énigme de grammaire.
Tous les jours, une nouvelle énigme.

Elle s’est faite belle.

L’accord est-il admis?
Faire est parfois auxiliaire. Elle les a fait rager. Il ne s’accorde pas, en principe, dans ce cas, puisque son objet direct est l’infinitif qui suit. Mais avec belle, c’est un qualificatif, au féminin.
      La présence de belle ne favorise-t-elle pas l’accord de fait?

Ceux qui envoient leur réponse reçoivent un corrigé et parfois un courriel adapté aux questions qu'ils se sont posées.
Réponse:
Adresse électronique (courriel):

Énigme précédente.

Je suis intriguée parce que vous en parlez (A).
Je suis intriguée par ce que vous en dites (B).
Prononcer les deux phrases avec naturel. Les deux par ont-ils la même durée (pas nécessairement en microsecondes mais suivant votre impression personnelle ou votre intention, simplement)? Et les deux que?
    Y a-t-il un moyen, comme à l'écrit (par ce), de montrer si c’est une causale ou un semi-relatif (/ske/)?

CORRIGÉ EXEMPLATIF
Une chose est sûre: allonger ce en B est une ruse tirée de la transcription graphique analysée en deux mots, un ce antécédent d’un que pronom relatif. Cette hypercorrection est dans les esprits scolarisés seulement. On fait une différence, mais pas celle-là.
   Le lien causal en A est sans allongement (intégré au groupe verbal) mais on peut lui donner un accent d’intensité sur la syllabe par en cas d’insistance voulue.
    Par contre, on allonge par en B. Quand ce lien est en trois mots, par devient une prétonique. Cela permet de donner à ce que sa valeur distincte de semi-relatif et de le raccourcir (/ske/).
    Une façon de lever la possible équivoque serait d’insérer tout en B.

Abrégé de grammaire et index terminologique.

Le français expliqué, cours conversationnel.

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